C’est aujourd’hui, mardi 20 octobre 2026, qu’Orange coupe son réseau 2G dans 43 nouveaux départements de métropole. Après cette dernière grande vague, le plus vieux réseau mobile encore en service sera éteint sur l’essentiel du territoire. Pour la majorité des abonnés, rien ne changera. Pour d’autres, notamment ceux qui utilisent un vieux téléphone ou certains appareils connectés, il faut vérifier sans tarder que tout fonctionne encore.
Plan de l'article
Quels départements sont concernés aujourd’hui ? #
Le calendrier d’extinction publié par l’Arcep détaille la liste. La vague du 20 octobre touche sept régions :
Auvergne-Rhône-Alpes : Ain, Allier, Cantal, Isère, Loire, Haute-Loire, Puy-de-Dôme, Rhône, Savoie et Haute-Savoie.
Centre-Val de Loire : Cher, Eure-et-Loir, Indre, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher et Loiret.
Grand Est : Ardennes, Aube, Marne et Haute-Marne.
Île-de-France : Paris, Yvelines, Hauts-de-Seine et Val-d’Oise.
Hauts-de-France : Aisne, Nord, Oise, Pas-de-Calais et Somme.
Normandie : Calvados, Eure, Manche, Orne et Seine-Maritime.
Nouvelle-Aquitaine : Charente, Charente-Maritime, Corrèze, Creuse, Dordogne, Gironde, Deux-Sèvres, Vienne et Haute-Vienne.
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Ce même document précise une exception : dans les « zones blanches » réglementaires, les clients Orange garderont l’accès à la 2G jusqu’à une coupure prévue entre le 1er et le 15 décembre 2026.
Une extinction menée par étapes depuis le printemps #
Orange n’a pas tout coupé d’un coup. Selon le récapitulatif publié par Selectra, les premières coupures ont eu lieu le 31 mars à Biarritz, Anglet et Bayonne, puis le 12 mai dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. Sept départements du Sud-Ouest et d’Occitanie ont suivi le 9 juin, Nice le 22 septembre, puis 44 départements le 6 octobre, dont les quatre départements bretons et une partie de l’Île-de-France. La vague de ce 20 octobre est la dernière d’ampleur.
La 3G, elle, n’est pas concernée pour l’instant : Orange prévoit de la maintenir jusqu’en 2028.
Les abonnés Free Mobile aussi #
Ce point surprend souvent. Les clients de Free Mobile sont touchés par le même calendrier, car ils utilisent le réseau 2G d’Orange grâce à un accord d’itinérance, comme l’explique Univers Freebox. Changer d’opérateur n’est pas non plus une solution durable : SFR commencera à couper sa 2G le 15 novembre dans les zones très denses, avant une généralisation du 1er au 15 décembre. Bouygues Telecom lancera une phase pilote le 15 novembre à Brest, Guipavas, Nancy et Vandœuvre-lès-Nancy, puis une extinction nationale du 1er au 15 décembre.
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Qui risque d’être gêné ? #
Les téléphones très anciens
Un smartphone récent passe déjà ses appels, SMS et données en 4G ou en 5G : il ne verra aucune différence. Les téléphones qui n’affichent que « G », « E », « 2G » ou « GPRS » dans la barre de réseau, en revanche, risquent de ne plus pouvoir appeler du tout. Selectra signale qu’un téléphone uniquement 2G pourrait ne plus joindre le 112 ou le 114 après la coupure. C’est un point à vérifier en priorité chez les proches âgés qui gardent un vieux mobile « pour les urgences ».
Les appareils connectés qui ne disent rien
Le vrai piège se trouve du côté des équipements qui utilisent discrètement une carte SIM : centrales d’alarme, médaillons de téléassistance, téléalarmes d’ascenseur, terminaux de paiement ou traceurs de véhicule. Selon Selectra, ces appareils peuvent garder un voyant vert tout en n’arrivant plus à se connecter.
L’ampleur n’est pas négligeable. D’après les données de l’Arcep reprises par Selectra, il restait fin mars 2026 1,22 million de cartes SIM grand public dans des appareils uniquement 2G, plus 780 000 cartes SIM dites « machine », c’est-à-dire installées dans des équipements.
Ce qu’il faut faire, concrètement #
Pour un téléphone, le test est simple : regardez l’indicateur de réseau. S’il affiche 4G ou 5G, tout va bien. Faites tout de même un vrai appel et envoyez un SMS pour confirmer. Si l’appareil reste bloqué sur « E » ou « 2G », il faut le remplacer par un modèle compatible 4G, idéalement avec la fonction VoLTE, qui permet de passer les appels en 4G et qui servira aussi au moment de l’arrêt de la 3G.
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Attention, changer la carte SIM ne règle rien : c’est le module radio de l’appareil qui est en cause. Orange propose un bonus de reprise pouvant atteindre 50 euros pour l’achat d’un mobile compatible, selon Univers Freebox et Selectra.
Pour une alarme, une téléassistance ou un ascenseur, le bon réflexe est de contacter le fournisseur, de préférence par écrit, pour lui demander si l’appareil fonctionnera après la coupure dans votre secteur, et sinon qui le remplacera et dans quel délai. Les copropriétés ont tout intérêt à poser la question à leur ascensoriste dès cette semaine.
La fin d’une époque #
La 2G a porté les premiers SMS et la démocratisation du téléphone portable. Son extinction libère des fréquences pour les réseaux plus récents, plus efficaces. Mais comme toute transition technique, elle laisse derrière elle des appareils oubliés. Quelques minutes de vérification aujourd’hui peuvent éviter une mauvaise surprise le jour où l’on a vraiment besoin d’appeler.




